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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 12:39

Parutions avril 2006

 

« Théâtre choisi IV : Comédies grinçantes », de Hanokh Levin

 

QUELLE EST GRANDE LA PETITESSE HUMAINE


LE TEXTE :

Trois pièces composent ce nouveau volume d’œuvres choisies.

Le Soldat ventre-creux, fable sur la guerre ou variation sur le thème d’Amphitryon… sans Amphitryon. Au travers d’un chassé-croisé identitaire au sein duquel les personnages sont à la fois « je » et « un autre », Hanokh Levin, en s’appropriant le personnage de Sosie, pose ici avec force la question de l’identité bafouée, volée, revendiquée.

Funérailles d’hiver est un conte cruel et fantastique où deux familles, voulant à tout prix fuir un enterrement pour sauver le mariage de leurs enfants, se dévoilent dans leur égoïsme le plus féroce. Un portrait au vitriol de la lâcheté et de la bassesse humaine, tracé à grands traits d’humour acerbe.

Sur les valises est une comédie acide qui dépeint la vie des habitants d’un quartier empêtrés dans l’inadéquation entre leurs aspirations et les moyens qu’ils mettent en œuvre pour les réaliser. Le quotidien d’un microcosme qui révèle la condition humaine dans ce qu’elle a de plus tragique, de plus cruelle, mais aussi de plus drôle.


L’AUTEUR :

Hanokh Levin est né à Tel-Aviv en 1943 sur la terre de Palestine et meurt en 1999 à Tel–Aviv sur les terres d’Israël, période durant laquelle bascule le destin de deux peuples. Son œuvre dramatique, inspirée des profonds clivages qui marquent la société où il vit, est indissociable d’une critique virulente de la réalité politique, sociale et culturelle de l’État d’Israël. Avec un art implacable de la satire, Hanokh Levin distille sous un pessimisme apparent, une ironie des plus caustiques.

Déja publié aux éditions Théâtrales : Théâtre choisi I : Comédies ; Théâtre choisi II : Pièces mythologiques ; Théâtre choisi III : Pièces politiques.


TRADUCTRICES :

Laurence Sendrowicz et Jacqueline Carnaud


Réf. : 224 p. | 18,50 € | ISBN : 2-84260-201-3 | « Répertoire contemporain » | Coédition Maison Antoine-Vitez


ÉVÈNEMENT :

Création de L’enfant rêve in Théâtre choisi II : Pièces mythologiques.

Mise en scène et scénographie : Stéphane Braunschweig

• Théâtre National de Strasbourg

du 21 mars au 13 avril 2006

• Théâtre national de la Colline de Paris

du 25 avril au 20 mai 2006

• La Filature de Mulhouse

du 1er au 2 juin 2006


« L’enfant rêve de Hanokh Levin s’ouvre sur l’image tranquille d’un enfant qui dort ; autour de son lit, ses parents se réjouissent qu’il se soit enfin endormi, presque heureux qu’il repose là comme un mort. En une image simple et quelques mots, Levin a posé là l’existence de tout enfant dans ce qu’elle suscite d’angoisse irréductible pour tout parent : angoisse qu’il meure, angoisse qu’il vive, angoisse de l’avoir mis au monde dans un monde pas fait pour lui. […] »

Stéphane Braunschweig


« Urbi : Chroniques du grand mouvement, chapitre 3 », de Marine Auriol


ILS NE VIVAIENT DONC PAS SANS INQUIÉTUDE…


LE TEXTE :

Une ville fantasmée et futuriste sous contrôle du Pouvoir.

Dans Urbi, les habitants de cette cité sans nom se méfient de tout et de tous, le Pouvoir officiel maintenant sous pression les consciences captives. La paranoïa de représailles pour d’éventuelles fautes de comportement est entretenue par la présence de silhouettes noires qui quadrillent la ville. L’exécution préventive de deux prétendus jeunes terroristes va mettre en émoi les habitants du quartier. Malgré ce que tous ont vu, l’évènement n’est pas dans la gazette du Pouvoir : il ne s’est donc rien passé !

Dans cette atmosphère lourde, Marine Auriol invente des personnages tenus en perpétuelle angoisse par une surveillance physique et mentale constante.

Ce troisième chapitre, à l’actif de ce qui s’apparente bel et bien à une saga théâtrale, interroge avec acuité l’attitude des hommes confrontés au pouvoir et à l’oppression, entre trahison, lâcheté, honneur et résistance.


L’AUTEUR :

Metteur en scène, marionnettiste et comédienne, Marine Auriol est née en 1979. Après des études de lettres et de théâtre, elle créé le Collectif en 7, regroupant metteurs en scène et comédiens. Ensemble, ils poursuivent une réflexion sur leur pratique et défendent une même idée du théâtre : primat du corps sur le plateau, textes ambitieux, ouverture aux autres disciplines artistiques.

Déja publié aux éditions Théâtrales : Zig et More suivi de L’Angare (Chroniques du grand mouvement, chapitre 1 et 2).

Réf. : 80 p. | 11 € | ISBN : 2-84260-212-9 | « Répertoire contemporain »


ÉVÈNEMENT :

Création de Zig et More (Chroniques du Grand Mouvement Chapitre 1)

Mise en scène Béatrice Boüault

Maison du développement culturel à Gennevilliers

Du 20 au 28 avril 2006


Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


éditions Théâtrales • 20, rue Voltaire • Montreuil-sous-Bois

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 22:45

« Le Globe »,

de Marc Israël-Le Pelletier

 

Identité et corollaires géographiques

 

LE TEXTE

Lionel se souvient, il avait une dizaine d’années à l’époque, guère plus aujourd’hui. Son récit est celui de sa rencontre avec un jeune professeur de géographie. Quelque peu paternaliste et attentif, celui-ci prendra les traits d’un véritable mentor pour cet enfant privé de père.

De cette rencontre va naître une affection réciproque, un rapport d’affinité complice prenant pour décor une école et plus particulièrement un cours de géographie.

Au-delà d’une réflexion sur les rapports qu’un élève peut entretenir avec son professeur, ce texte entend illustrer le besoin et la nécessité pour un enfant d’apprendre à se repérer, de sorte qu’il puisse grandir dans un monde d’adultes en trouvant sa place.

Stabilité, immobilité, maîtrise par tous les moyens, dont le savoir, d’un monde fuyant et insaisissable, autant de concepts qui dans la pièce sont exprimés avec la force des métaphores par ce monologue d’enfant.

 

L’AUTEUR

Marc Israël-Le Pelletier, né à Paris, vit depuis vingt ans en Amérique du Nord : après dix ans passés à New York, il réside désormais à Montréal. IL est notamment l’auteur de Sarah et Lorraine, prix SACD de la Dramaturgie francophone 2001, publié dans la même collection.

RÉF. 48 p. – 12 € – ISBN : 2-84260-213-7 – « Passages francophones » – Coédition Les Francophonies en Limousin.


Recueilli par

Vincent Cambier

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éditions Théâtrales • 20, rue Voltaire • Montreuil-sous-Bois

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 22:42

« Le désert avance »,

de Marc-Antoine Cyr

 

« J’aimerais mieux t’aimer moins. Ou autrement. »

 

LE TEXTE

Le désert avance est l’histoire d’une rupture entre une mère toute puissante et un fils qui s’efforce de larguer les amarres maternelles.

Mélina habite une maison isolée avec son fils, elle a fait du jardin son royaume. Un jardinier plutôt silencieux est son amant. Rongée par la maladie qui progresse inexorablement en elle, Mélina aimerait passer son dernier été avec son fils, Philémon, mais ne sait pas comment lui dire qu’elle se meurt. Philémon, lui, a découvert l’amour et revient pour annoncer à sa mère qu’il quitte la maison pour s’en aller vivre sa vie avec une autre femme.

Pendant ce temps, ce sont les mauvaises herbes qui gagnent le jardin, l’inéluctable qui se fraye un chemin, le désert qui s’avance…

Un premier texte qui raconte l’amour trop fort d’une mère pour son fils et qui explore le caractère fragile et complexe d’une relation fusionnelle.


L’AUTEUR

Marc-Antoine Cyr est né à Montréal en 1977. En 2000, il sort diplômé du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada. Il est l’auteur d’une dizaine de textes dramatiques. Il a écrit Le désert avance en 2003, lors d’une résidence d’écriture à la Maison des auteurs des Francophonies en Limousin.


RÉF. : 64 p. – 12 € – ISBN : 2-84260-214-5 – « Passages francophones » – Coédition Les Francophonies en Limousin.


Salon du livre de Paris

Francofffonies !

Les éditions Théâtrales vous accueillent sur le stand N 109.

Rencontre : samedi 18 mars à 16 heures.

Autour de la collection « Passages francophones », nous vous invitons à une rencontre-débat agrémentée de lectures en compagnie des auteurs :

Marc-Antoine Cyr (Le désert avance, 2006) ;

Marc Israël-Le Pelletier (Sarah et Lorraine, 2002 ; Le Globe, 2006) ;

Moussa Konaté (Khasso, 2005).

Rencontre : mardi 21 mars à 18 heures

Rencontre-lecture autour de l’œuvre de Bruno Castan.

Auteur et metteur en scène, Bruno Castan participe activement à l’éclosion d’un nouveau patrimoine de littérature théâtrale adressé aux jeunes lecteurs et spectateurs. L’Enfant sauvage est son dernier texte. Parallèlement à cette activité, il écrit également pour le public adulte, ce dont témoigne sa troisième œuvre : La Conquête du pôle Sud par la face nord. Il sera présent pour nous faire part de son expérience.


Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


éditions Théâtrales • 20, rue Voltaire • Montreuil-sous-Bois

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 23:55

Noëlle Renaude

 

Recherches littéraires et dramaturgiques

 

LA PIÈCE :

Noëlle Renaude poursuit son entreprise de recherche littéraire. Dans Des tulipes, un groupe d’amis se réunit. Chacun a eu la bonne idée d’apporter Des tulipes, sauf Chantal, qui brise le bel unisson en offrant un liseron. Erreur fatale qui démantèle le groupe et saccage l’harmonie tant espérée des rapports sociaux. Dix petites fables découpent la pièce, s’ouvrant, comme dix petites lucarnes, sur des mondes fissurés. C’est l’articulation du groupe et de l’individu qui se joue ici. Un texte ludique à jouer comme on joue du ragtime.

Ceux qui partent à l’aventure, écrit sous forme de strates narratives, croise plusieurs fictions s’imbriquant les unes dans les autres qui créent autour d’une situation initiale de promeneurs en randonnée, des collisions et des raccourcis pour le moins déroutants. L’écriture, en faisant se rejoindre toutes ces narrations, tend à fusionner l’espace de la page avec celui de la scène. Noëlle Renaude, en bousculant les conventions littéraires de l’écriture théâtrale, et au passage celles de la typographie traditionnelle, nous convie à une aventure inattendue en forme de jeu de piste.

Dans un style inimitable, Noëlle Renaude poursuit ses innovations dramaturgiques et littéraires, invitant le lecteur à s’émanciper du cadre étroit du livre. Imbrications de narrations, dilatations de temporalités et expérimentations typographiques contribuent ainsi à transformer la lecture de ces textes en une expérience inédite et, par là même, à requestionner la théâtralité.

 

LES ÉVÈNEMENTS :

Au 1er semestre 2006, Noëlle Renaude est l’auteur invité de Théâtre ouvert avec la création en janvier de Par les routes par Frédéric Maragnani, la reprise de plusieurs autres de ses textes ainsi que la mise en espace de Promenades par Marie Rémond.


L’AUTEUR :

Noëlle Renaude écrit depuis l’âge de 27 ans. Ses premiers textes sont publiés dès 1987. Son œuvre qui compte aujourd’hui près de vingt-cinq pièces, fait l’objet de nombreuses créations.

RÉF. 128 p., 15 €, ISBN : 2-84260-210-2, collection « Répertoire contemporain ».


Recueilli par

Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Source : Pierre Banos

Éditions théâtrales

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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 15:45

Carles Batlle

 

Un drame tragique et paradoxal entre Nord et Sud.

 

LE LIVRE :

En 1962, au Maroc, Hassan conclut un mariage arrangé avec un Catalan : il promet de donner sa future fille au fils de ce dernier, Guillem. Aujourd’hui, en Catalogne, Guillem, devenu un riche antiquaire, héberge Aixa, une jeune Marocaine sans papiers, avec laquelle il entretient une relation amoureuse. Quarante ans après sa promesse, Hassan débarque chez Guillem, en émigré clandestin. Une visite inattendue qui va engendrer un drame tragique et paradoxal.

Les destins de Guillem, Aixa et Hassan vont se mêler de façon implacable. Dialogues biaisés (l’un des trois ne peut entendre ou parler), confession face à une caméra effacée avant d’être visionnée, tout concourt à l’incommunicabilité et à la construction du drame. L’inégalité criante entre un Nord opulent et un Sud appauvri fausse des relations empreintes de méfiance et d’égoïsme. Les personnages se trouvent confrontés à leurs pulsions les plus noires (la fameuse « tentation »).

Carles Batlle propose avec Tentation un texte fort qui fait exploser les conventions narratives : un théâtre neuf, d’une violence et d’une sensualité résolument actuelles.


L’AUTEUR :

Né à Barcelone en 1963, Carles Batlle est considéré comme l’une des figures majeures de la nouvelle dramaturgie catalane. Il a écrit plus d’une dizaine de pièces, traduites et jouées en plusieurs langues. Il dirige l’Obrador (espace d’expérimentation et de création), la revue théâtrale Pausa, et coordonne le programme de doctorat en arts scéniques à l’Institut del teatre et à l’universitat autònoma de Barcelone.


LA CRÉATION :

Création en français le 10 avril 2006 au Théâtre du Saulcy à Metz par Jean de Pange (compagnie Astrov).


RÉF. : 64 p., 12 €, ISBN : 2-84260-207-2, coédition Maison Antoine-Vitez, collection « Scènes étrangères ».


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Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Source : Pierre Banos

éditions théâtrales

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 21:45

Bruno Castan

 

Une ode universelle sur le dépassement de ses peurs

 

LA PIÈCE :

Un lieu de passage encombré d’un monstrueux monceau de valises. Trois êtres tentent la traversée de ce désert oppressant. Mais dans cette allégorie burlesque de la mort, les valises prennent vie en s’ouvrant subitement sur le passage de Stepan, Aristide et Olympe. Ces valises-avatars sont autant d’obstacles à leur nécessaire transhumance, autant d’aides précieuses pour réussir leurs deuils. Une ode universelle au dépassement de ses propres peurs.

Avec La Conquête du pôle Sud par la face nord, Bruno Castan use d’une langue belle et très orale dédiée à un théâtre poétique et onirique. Il compose tout en douceur, tendresse et légèreté une comédie burlesque de larmes à retenir.

 

L’AUTEUR :

Bruno Castan est né à Paris en 1939. Élève de Pierre Valde et de Jacques Lecoq, il est comédien dans la décentralisation de 1962 à 1971 (Comédie de Bourges chez Gabriel Monnet, Comédie de l’Ouest chez Georges Goubert et Guy Parigot, Comédie de Saint-Étienne chez Jean Dasté et Michel Dubois). Parallèlement à son activité de comédien, il réalise ses premières mises en scène théâtrales et se voit confier la direction de l’unité Enfants de la maison de la culture du Havre. En 1974, il participe à la création de la maison de la Culture de la Seine-Saint-Denis et en dirigera l’unité Enfance-jeunesse, à Aulnay-sous-Bois.

Appelé en 1986 comme metteur en scène par le Théâtre du Pélican à Clermont-Ferrand, il en assure la direction artistique jusqu’en 2000.

Il y écrit et met en scène notamment La Fille aux oiseaux, Belle des eaux, Le Babou ou l’Enfant sauvage, Les Loups, Neige écarlate, Coup de bleu, Urubu.

Après Cabeza de vaca et L’Oubliure, La Conquête du pôle Sud par la face nord est le troisième texte qu’il adresse d’abord aux spectateurs adultes.

RÉF. : 64 p. 10 € ISBN : 2-84260-208-0, collection « Répertoire contemporain ».


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Vincent Cambier

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Source : Pierre Banos

éditions Théâtrales

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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 15:53

Aziz Chouaki

 

Le temps d’une errance

 

LA PIÈCE :

Dans une Algérie imaginaire, Mokhtar, Lakhdar et Rachid rêvent d’un autre monde. Ils veulent gueuler leur rage de vivre, « faire bombance », pour échapper à la réalité qui les entoure (pauvreté, islamisme, frustation sexuelle, dictature, corruption). Ils rêvent d’être gangsters ou rockstars, évoquent des personnages, des extraits de films, des chansons qui sont autant de clichés de la culture occidentale. Le temps d’une soirée, ils vont tenter de noyer leur désespoir dans le mauvais alcool, le shit et les amphétamines, mais leur « virée » se transformera en errance spatiale et psychologique et débouchera sur le drame.

La violence, le déchirement intérieur s’expriment dans une langue bariolée, métissée de français, d’arabe et d’anglais, où la syntaxe explose.


L’AUTEUR :

Né en Algérie, Aziz Chouaki réside en France depuis 1991. Dramaturge, romancier, musicien, il se fera connaître par Les Oranges, texte monté plus d’une dizaine de fois à ce jour. Dans ses romans (Baya, L’Étoile d’Alger, Aigle, Arobase), de même que dans ses pièces (El Maestro, L’Arrêt de bus, Une virée, Bazar…), il se distingue par son point de vue sur l’état du monde. À la fois très cynique sur le fond, il cisèle la forme, travaillant le vivant, traquant l’humour au nœud même du drame.

 

LE SPECTACLE :

Jean-Louis Martinelli reprend sa création de Une virée au Théâtre de Nanterre-Amandiers du 5 au 8 janvier 2006 et ensuite en tournée : du 13 au 28 janvier au Théâtre du Nord de Lille, du 31 janvier au 4 février au Théâtre du Gymnase de Marseille, du 12 au 16 février au Théâtre du Point-du-Jour de Lyon, du 23 au 25 février à la maison des arts et de la culture de Créteil, les 28 février et 1er mars à la Halle aux grains de Blois, du 8 au 12 mars au Théâtre national de Toulouse et du 14 au 17 mars au Théâtre national Bordeaux-Aquitaine.

Réf. : 64 p., 11 €, ISBN : 2-84260-209-9, collection « Répertoire contemporain ».


Recueilli par

Vincent Cambier

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Source : Pierre Banos

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9 novembre 1998 1 09 /11 /novembre /1998 00:27

Des images et des textes qui marquent

et se démarquent

 

Les équipes artistiques du centre hospitalier de Montfavet viennent, ensemble, de frapper un nouveau grand coup (voir l’article des Trois Coups du 16 février 1998, « Un absent très présent »). Le résultat concret de cette coopération est un livre, Images de marques.

 

La préface du Dr Régine Tétrel est très claire : « Ce livre est l’aboutissement logique d’une exposition intitulée la Trace comme une image, réalisée au centre hospitalier de Montfavet à l’occasion des Journées nationales du temps des livres, qui ont eu lieu en octobre 1997.

 

« Cette exposition a été réalisée grâce à la collaboration de trois des six ateliers d’expression créatrice du service du Dr René Pandelon, responsable à l’époque du 6e secteur de psychiatrie de Vaucluse et responsable également de ces ateliers.

 

« Le travail photographique, d’écriture et de costumes a été réalisé par les patients et les équipes de soignants-animateurs des ateliers.

 

« Ont donc collaboré à cet ouvrage :
– l’atelier Papiers de Soi ;
– l’atelier Nadar ;
– l’atelier Peau d’âme. »


Les auteurs sont : Édith Brassy, Odile Chabre, Isabelle Cros, Martine Delille, Éléonore Gérard, Gréco, Serge Hébrail, Laure Laforgue, Pascaline Lefer, Ian Satori Legrand, Jacqueline Marchand, Alain Mazzieri, FB, JG, BF, CR, IL, GP, SJ, EA, CM, MC, GG, FV, MB, IMG, JLC, MA, AH, IsB, LL, AM et PhP. Responsable de l’atelier Papiers de Soi : Dr Régine Tétrel.

 

Les photographes sont : BS, CC, GM, GC, IPh, JS, LC, LL, LS, LO, MM, ML, MJY, PP, PPh et RJPh. Responsables de l’atelier Nadar : Roger Foucher et Bernard Oddoux.

 

Les créateurs sont : AJPh, CJ, CK, GV, MM, MV et MC. Les responsables de l’atelier Peau d’âme sont : Véronique Escaith, S. CH.

 

Les trois ateliers sont également sous la responsabilité de Danielle Coumes-Gauchet, surveillante, et du Dr René Pandelon.

 

Je rappelle, s’il en était besoin, que tous ces travaux artistiques ont avant tout une visée thérapeutique.

 

Ce que j’aime dans ces différents ateliers, c’est que les participants vont jusqu’au bout de la démarche : expositions de photos et de costumes, édition de livres – fort joliment typographiés et imprimés sur du beau papier –, représentations théâtrales (l’Autre Scène de Pierre Hély pendant le Festival d’Avignon), etc. On ne reste pas entre soi et on baptise le bébé en public.

 

Je terminerai en vous citant un poème extrait d’Images de marques, pour vous mettre en appétit :

J’ai laissé une trace de moi dans l’esprit de ceux
que j’ai rencontrés, j’ai choqué les mémoires de
ceux qui ont voulu m’oublier. J’ai gardé en moi
une trace de toi quand je n’avais plus de toit, j’ai
écrit à l’encre débile des mots qui s’effacent, j’ai
suivi des idées, des envies tortueuses qui ne
m’ont pas mené mais mes traces persistent pour
qui voudrait me suivre vers des sentiers
inconnus.
La trace n’est rien que l’expérience de qui la crée
comme un enfant qu’on n’aurait pas voulu, elle se
déploie au monde pour qui sait la découvrir et la
décrypter.

I. L. 


Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Images de marques

Septembre 1998, 67 pages

Contact : Centre hospitalier de Montfavet

Atelier d’écriture Papiers de soi • 6e secteur de psychiatrie générale • service du Dr M.-F. Frutoso

2, avenue de la Pinède • 84143 Montfavet cedex

04 90 03 93 24

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16 février 1998 1 16 /02 /février /1998 16:00

Un absent très présent

 

Je viens d’assister à une exposition de livres originale. C’est l’aboutissement d’un projet peu banal.

 

En effet, l’atelier « Papiers de Soi » du centre hospitalier spécialisé de Montfavet vient de faire éditer pour la première fois un roman, l’Absent : le voyant attire le voyou. Comme l’affirme le docteur Régine Tétrel, animatrice de l’atelier : « Je trouve remarquable qu’une institution permette ce genre de choses. » Il faut ajouter que l’édition a été financée par l’association Thétis. Celle-ci a pour objet de « promouvoir et soutenir les actions des ateliers de création artistique du 6e secteur de psychiatrie générale de Vaucluse ».


L’atelier collectif d’écriture a décidé, il y a trois ans, d’écrire un roman policier. Vingt et une personnes ont « transpiré de la bouche », à des degrés divers. L’écriture proprement dite a été fournie par dix soignés et dix soignants. La règle générale de « Papiers de soi » veut que, de toute façon, le soigné soit traité sur un pied d’égalité avec le soignant.


Chaque écrivant a choisi le personnage qu’il aurait voulu être dans la réalité, y compris un animal. Il est arrivé aussi qu’un même personnage fut portraituré par deux écrivants différents.


Les séances d’écriture se faisaient en commun deux heures par semaine à l’atelier. Exceptionnellement, à la fin, quelques participants ont terminé leur texte chez eux.


Il a fallu trois ans d’efforts pour aboutir à l’édition du livre. Cela peut paraître long, mais il faut savoir que, pendant ce même laps de temps, l’atelier menait parallèlement d’autres projets.


Curieusement, au fur et à mesure de l’élaboration de l’écriture, l’équipe s’est rendu compte que le roman avait beaucoup de points communs avec l’histoire de la vie de Rimbaud. Ce qui fait que l’Absent recèle quelques clés rimbaldiennes – comme des pépites cachées dans la langue romanesque – qui peuvent échapper aux non-initiés, notamment pour la fin du livre.


Il n’empêche que cette expérience est passionnante et qu’il est conseillé de lire ce roman qui sort des sentiers battus. « On a voulu faire quelque chose de jamais vu ! », explique Régine Tétrel. Et, comme l’affirme un membre du groupe, « être édité entre pleinement dans le sens du projet ».


Enfin, à quelqu’un qui s’étonnait du petit nombre d’« écriveurs » présents à cette exposition, le docteur Pandelon – médecin référent pour les six ateliers de création artistique du 6e secteur de psychiatrie générale de Vaucluse – a simplement répondu : « Ce qui fait rencontre avec le public, c’est le livre. »


En ce qui concerne les projets, Régine Tétrel, les lèvres ourlées d’un sourire malicieux, murmure : « Mystère ! » 


Vincent Cambier

www.lestroiscoups.com


Les réalisations éditoriales de « Papiers de Soi »

1992 : Jeu de mots (dépliant), 20 F

1993 : Cartes (8 cartes), 20 F

1994 : Kaléidoscope, 21 pages, 20 F

1995 : les Cris de voyelles, 96 pages, 50 F

1996 : Haïkus, 35 pages, 50 F

1997 : l’Absent : le voyant attire le voyou, 144 pages, 80 F

Où se procurer l’Absent ?

– Librairie Les Genêts d’or 55, rue Joseph-Vernet • Avignon | 04 90 82 47 91

– Librairie Actes Sud, passage Le Méjan, 43, rue du Docteur-Fanton – Arles | 04 90 49 56 77

– Librairie du Forum Harmonia Mundi 3, rue du Président-Wilson • Arles | 04 90 93 65 39

– Librairie Lettres vives 1, cours Aristide-Briand • Tarascon | 04 90 91 00 10

– En vente par correspondance directement à : centre hospitalier de Montfavet, atelier d’écriture « Papiers de Soi », 6e secteur de psychiatrie générale, service du Dr M.-F. Frutoso, 2, avenue de la Pinède • 84143 Montfavet cedex | 04 90 03 90 00

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