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Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.

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« J’y arriverai un jour », de Patrice Chéreau (annonce) a paru en mai 2009 chez Actes Sud

« J’y arriverai un jour »

de Patrice Chéreau

 

Actes Sud, coll. « Le temps du théâtre »

Ouvrage réalisé par Georges Banu et Clément Hervieu-Léger

Parution en librairie en mai 2009

 

Trois jours durant, à Thessalonique, à la mi-avril 2008, artistes, collaborateurs, critiques et journalistes se sont réunis à l’occasion de la remise du prix Europe pour le théâtre, autour de l’œuvre de Patrice Chéreau, metteur en scène et réalisateur, qui présentait à cette occasion, avec Dominique Blanc, une lecture de la Douleur de Marguerite Duras. Certains entretiens ont été regroupés et complétés de textes envoyés par des invités qui n’avaient pu se rendre à ce rendez-vous. Une rencontre avec Patrice Chéreau achevait le cycle de ces rencontres. Georges Banu et Clément Hervieu-Léger qui ont organisé ces interventions ont ici rassemblé leur contenu en deux temps : la parole de l’homme du jour, puis les témoignages de ceux qui le côtoient dans son travail autour de trois axes, le jeu (au théâtre comme au cinéma), le travail scénique (scénographie, mise en scène, scénario, répétition) et la réflexion (avec les contributions de « spectateurs avertis » qui le suivent de longue date).

 

Ces textes seront accompagnés d’un cahier iconographique retraçant chronologiquement les mises en scène les plus marquantes de son parcours et suivis de repères biographiques (dont la liste de toutes ses spectacles – théâtre et opéra – et films).

 

Né en 1944 de deux parents peintres, Patrice Chéreau est repéré dès 1965, avec sa troisième mise en scène : l’Héritier de village de Marivaux, au Festival de Nancy. L’Affaire de la rue de Lourcine, de Labiche, transformée en 1966 en farce expressionniste, développe ce début de notoriété. En 1967, il met en scène les Soldats de Lenz, qui reçoit le prix du Concours des jeunes compagnies. L’année suivante, Patrice Chéreau se voit confier la direction du Théâtre de Sartrouville. Avec la collaboration du peintre Richard Peduzzi, de l’éclairagiste André Diot et de Jacques Schmidt (costumes), Chéreau y crée deux pièces chinoises, dont le décor, assemblage de plates-formes, de poulies, de passerelles, est remarquable et remarqué – il reprend d’ailleurs ce procédé dans sa mise en scène du Dom Juan de Molière. De 1970 à 1972, il travaille au Piccolo Teatro de Milan, où l’a appelé Paolo Grassi.

 

Après Richard II de Shakespeare à Marseille puis à l’Odéon, il crée une « machine à déchiqueter la vie », dans sa mise en scène de Massacres de Marlowe à Paris, au T.N.P. de Villeurbanne. À la demande de Roger Planchon, Chéreau y est nommé codirecteur en 1972. En 1973, la Dispute de Marivaux est créée au Théâtre de la Gaîté. À partir de 1974, Chéreau crée surtout des mises en scène d’opéra qui lui apportent une renommée internationale.

 

Mais, dès 1975, il réalise aussi son premier film, la Chair de l’orchidée. En 1982, il quitte le T.N.P. de Villeurbanne et s’attaque au Peer Gynt d’Ibsen au Théâtre de la Ville. Il devient codirecteur du Théâtre des Amandiers. Il y développe une école de théâtre devenue légendaire par les acteurs qui en sortent malgré son caractère éphémère. Au même moment, il prépare son second film l’Homme blessé, sur un scénario en collaboration avec Hervé Guibert.

 

En 1983, après Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès, il met en scène aux Amandiers les Paravents de Jean Genet. Après Mozart, Marivaux ou Müller, Patrice Chéreau continue à s’intéresser aux textes contemporains, et crée d’autres œuvres de Koltès : Quai ouest en 1986, Dans la solitude des champs de coton en 1987, le Retour au désert en 1988.

 

Mais c’est Hamlet qu’il présente au Festival d’Avignon en 1988. À la fin de la saison 1989-1990, Chéreau quitte le Théâtre des Amandiers et se consacre de plus en plus à la mise en scène d’opéras et à la réalisation de films. Par ailleurs comédien dans des films d’Andrzej Wajda ou de Youssef Chahine, sa consécration en tant que cinéaste arrive avec la Reine Margot (prix du Jury du Festival de Cannes, 1993) et Intimacy (2000), récompensé par l’Ours d’or à Berlin. Il ne cesse cependant de passer de la mise en scène d’opéra à celle de théâtre (Phèdre de Racine à l’Odéon en 2003 fut un évènement) et de cinéma.

 

Recueilli par

Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


J’y arriverai un jour, de Patrice Chéreau

Format : 15 × 20,5 cm | 192 pages | 22 €

Actes Sud • 18, rue Séguier • 75006 Paris

Tél. 01 55 42 63 00 | télécopie 01 55 42 63 01

www.actes-sud.fr

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