Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.
Par LES TROIS COUPS
« Vienne 1913 »,
d’Alain Didier-Weil
Théâtre des Halles
Salle du chapitre, 11 h
Off du 6 au 28 juillet 2007
Cie Influenscènes
Relâche le 14 juillet 2007
Durée : 1 h 40
Relâche le 14 juillet 2007
Mise en scène : Jean-Luc Paliès
Assistant à la mise en scène : Alain Guillo
Décors : Alain Clément
Création plastique et chapeaux : Odile O
Lumières : Jean-François Saliéri
Adolf : Miguel-Ange Sarmiento
Hugo : Philippe Beheydt
Molly : Bagheera Poulin
Freud : Jean-Luc Paliès
Gardien, Kommandant, Hans, Klimt, Baron, Guido, un professeur, un pensionnaire : Alain Guillo, Jean-Pierre Hutinet
Baronne, Greta, un pensionnaire : Katia Dimitrova, Claudine Fiévet
Jung, Père Johan, un pensionnaire, Hanish, Lanz, l’homme mou, Liebermann, Grüber : Pascal Parsat/Alain Guillo
Didascalies, Lydie, directrices, Olga, un pensionnaire : Isabelle Starkier, Katia Dimitrova
Création musiques Moritz (serviteur de cristal) : Jean-Claude Chapuis
Berta, les chanteuses et musiciennes : Magali Paliès, Stéphanie Boré, Yana Boukoff, Séverine Maquaire
Directrice de production : Florence Camoin
Assistante communication : Cécile Abescat
Assistant administration : Lilian Josse
Un jeune homme pauvre, loqueteux, qui survit misérablement dans un asile, étudie le dessin à l’école des beaux-arts de Vienne. Il n’a qu’un chien errant comme seul compagnon, à l’égal des jeunes clochards que nous croisons aujourd’hui dans les rues parisiennes.
Ce garçon, qui vient de fêter ses vingt ans, rencontre un jeune homme, brillant, beau, héritier de la célèbre aristocratie viennoise, qui s’étourdit de valses et de luxe.
Mais voilà, ce jeune homme nanti a un dilemme qui le ronge… il est antisémite.
Le psychanalyste Jung trouve alors très intéressant de l’envoyer consulter son maître, Freud : certainement un vieux compte à régler à propos d’une certaine idée de l’inconscient.
Ces deux jeunes gens vont ainsi se confronter, parallèlement et ensemble, à tous les aspects de la société viennoise et se forger quelques idéaux définitifs.
Le jeune homme pauvre s’appelle Adolf… Adolf Hitler et nous pensons d’un bout à l’autre de la pièce à la suite de l’histoire…
Voici une pièce composée comme une rhapsodie-opéra, où le personnage principal est une ville prise à un moment historique d’un de ses apogées artistiques et culturels.
Cette ville est un chœur où se côtoient le pire (le jeune Hitler, Hugo l’antisémite) et le meilleur (l’artiste Klimt et le psychanalyste Freud), où en pleine scission entre Freud et Jung se propagent certaines « idées » de Wagner.
Les scènes alternent : brèves, longues, sérielles. Le contenu, toujours surprenant, parfois brillant, joue de correspondances, provoque l’intelligence des reconnaissances et des évocations…
Puisqu’on connaît la (triste) suite de l’Histoire, on a peur de comprendre l’inavouable : au moment de la plus grande intelligence peuvent jaillir (comme fécondés ?) les germes de la barbarie la plus vile : la xénophobie paranoïaque.
Vienne 1913 est un chœur symbolique qui, comme un phare, éclaire ces « détails » qui appellent notre vigilance.
Jean-Luc Paliès
Recueilli par
Les Trois Coups
Théâtre des Halles • 4, rue Noël-Biret • 84000 Avignon
Entrée du public rue du Roi-René • Avignon
Renseignements : 04 90 85 52 57
Télécopie : 04 90 82 95 43
Réservations : 04 32 76 24 51
F.N.A.C. : 08 92 68 36 22
Tarifs de 6 € à 20 €
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