Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.
Par LES TROIS COUPS
Entretien avec Julie Ferrier
Julie Ferrier est ce qu’on pourrait appeler une artiste complète : danse, théâtre, arts du cirque, elle a tout travaillé. Humoriste, elle s’est révélée au grand public dans l’émission de Canal+, « Samedi pétantes ».
Entretien.
Pourquoi avoir finalement choisi d’être humoriste ?
J’ai un parcours assez atypique. J’ai effectivement fait d’autres choses avant, j’en ferai d’autres après. Il n’est pas impossible que l’on me retrouve à la mise en scène ou dans un spectacle dramatique. Là, c’est un de mes rêves qui se réalise. Il faut dire que je viens d’une famille qui a un solide sens de l’humour et que j’adore faire rire.
Mais je porte encore d’autres rêves, et je peux encore partir sur d’autres voies. Même s’il est vrai qu’en France, ce n’est pas évident d’être pluridisciplinaire.
Mais des émissions comme la « Star’Ac », qui est souvent critiquée, a au moins permis de faire évoluer les mentalités. On se rend compte qu’une même personne peut très bien jouer la comédie, chanter ou encore danser. Ce qui est courant aux États-Unis ou en Angleterre.
Quel souvenir gardez-vous de « Samedi pétantes » ?
Très bon souvenir même si c’était extrêmement difficile. Maintenant, je le ferais différemment. J’étais constamment sur la corde raide et je conservais le trac longtemps après les improvisations. Grosses montées d’adrédaline.
Et le cinéma ?
Difficile aussi. J’avais l’impression d’être en prison, je ressentais un manque total de liberté. À tous les niveaux. Ce sont des techniques complètement différentes de la scène. Mais ça va mieux maintenant, j’ai pris mes marques. Mais il m’a fallu cinq films pour ça. C’est une autre façon de faire ce métier. Fondamentalement.
Parlons de votre spectacle. Est-il très écrit ou laissez-vous place à l’improvisation ? Comment choisissez-vous vos personnages ?
Très écrit, mais il paraît parfois improvisé. Chabat m’a dit un jour : je ne vois pas les ficelles. Mais je ne suis pas objective. Mes personnages viennent de trois sources : vécu, imaginaire, inconscient.
Le spectacle a deux ans. A-t-il évolué ?
Oui, bien sûr, il n’est jamais d’ailleurs tout à fait le même. Mais il ne bouge qu’un peu, car j’ai une grande rigueur de travail.
Allez-vous souvent voir d’autres spectacles ?
J’en ai vu énormément lorsque j’étais plus jeune. Moins maintenant, par manque de temps.
Isabelle Nanty vous met en scène. Comment ça se passe avec elle ? Est-elle très directive ?
Elle a beaucoup de souplesse, de générosité, de talent, de métier. Elle sait être à l’écoute. Elle m’a aidé à développer les personnages. C’est un vrai bonheur de travailler avec elle.
Recueilli par
Nicole Bourbon
Les Trois Coups
Aujourd’hui c’est Ferrier
Mise en scène Isabelle Nanty
Avec : Julie Ferrier
Photo : Laurent Pons
Hall des Fêtes de Saint-Fons le 17 novembre 2007 à 20 h 30
Réservations : 04 78 67 68 29
Julie Ferrier sera le 21 novembre 2007 à Sélestat, le 28 à Aix-en-Provence et le 30 à La Baule.
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