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Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.

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« Ohne », de Dominique Wittorski (annonce), Théâtre de la Jonquière à Paris

« Ohne », de Dominique Wittorski

 

Théâtre de la Jonquière • 88, rue de la Jonquière • 75017 Paris

Les 6, 7, 8, et 9 février 2008 à 20 heures

 

Mise en scène d’Anne Evrard, assistée de Cédric Leproust

Avec : Cédric Leproust, Ève Herszfeld, Fabrice Riou, les chanteurs Mailis Dupont, Marine André, Nicolas Audebaud et la pianiste Alice Béhague

Chansons : textes d’Anne Evrard, musique d’Alice Béhague

 

Ohne sans emploi, sans place dans la société, sans langage adéquat se présente à l’A.N.P.E., on lui demande de prendre un numéro dans la file d’attente, il le prend ; on lui demande de surveiller le cadran, il surveillle…

Mais à la fin de la journée, Ohne est toujours là, il a surveillé mais ne s’est pas manifesté. L’A.N.P.E. ferme, Ohne refuse de partir, l’employé excédé accepte de rester…

Seulement, Ohne a quelque peine à se faire comprendre, les quiproquos s’enchaînent… Pour porter secours à son fils, apparaîtra… la mère d’Ohne, morte depuis vingt ans…

L’histoire se répète trois fois, en trois tableaux ; trois tableaux pour  trois personnages : Ohne, l’employé, la mère.

 

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Lors de la création, Dominique Wittorski et Caroline Guth firent le choix de mettre en scène un même Ohne, trois employés et une même mère dans les tableaux successifs.

Anne Évrard, Cédric Leproust et la Cie Vita brevis, s’appuyant sur des notes de l’auteur, tentent, pour souligner la teneur du texte, une aventure différente et jubilatoire : à tour de rôle, trois acteurs incarnent Ohne, l’employé, puis la mère.

Emporté par l’humour de Dominique Wittorski et l’entrain des intermèdes musicaux d’Alice Béhague et d’Anne Évrard, le spectateur s’installe dans une schizophrénie naturelle : n’importe lequel d’entre nous peut être Ohne. Ohne est unique et incomplet, chacun l’est ; n’importe lequel d’entre nous, pour se sentir protégé et rassuré, est en quête de normalité, tel l’employé qui s’acharne à inscrire Ohne dans les cases administratives de son formulaire bleu.

N’importe lequel d’entre nous, telle la mère d’Ohne (si folle, si drôle et si sage) sait intimement qu’il ne faut pas se voiler la face : nous vivons dans un monde d’une utopique normalité, où à tour de rôle, aussi façonnés et éduqués que nous sommes, nous manquons de mots et nous sentons en marge. Nous savons tous pourtant que ce monde a besoin de se nourrir de nos différences : sa survie et la nôtre.

Ohne  – O-H-N-E, « SANS » –, c’est nous, c’est vous !

S’en convaincre permet d’en frémir, d’en pleurer, d’en rire !

De grandir, sans doute, un peu…

 

Recueilli par

Les Trois Coups

Voir la critique d’Olivier Pradel pour les Trois Coups


Théâtre de la Jonquière • 88, rue de la Jonquière • 75017 Paris

Réservations : 01 46 07 25 24

Ou par S.M.S. au 06 19 58 39 62

Ou par courriel : vita-brevis@hotmail.fr

Plein tarif 13 €, tarif réduit 11€

Métro : Guy-Moquet, Brochant

Les 6, 7, 8, et 9 février 2008 à 20 heures

Cie Vita brevis • 40 bis, rue Curial • 75019 Paris

www.compagnievitabrevis.com

vita-brevis@hotmail.fr

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J
Quelle plaisir de découvrir un texte contemporain drôle, mais également dénonciateur d'un réel fléau de la société, sur une mise en scène détonante et amenant chacun à réfléchir sans y faire attention ...Des acteurs de talent, avec des performances formidables et des jeux très différents dans leurs trois personnages chacun, un vrai challenge, relevé avec brio. De plus, dés l'entrée, les chanteurs nous enchantent les oreilles et nous font rire : le ton est donné, le bleu de travail situant l'action ...Le décor nous le rapellera d'ailleurs, autant que les costumes, toujours bleu, ou rouges pour le personnage de OHNE ( le rouge de l'horreur ? du communisme ?)Merci à tous, pour cette soirée bien enrichissante et fraîche !
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