Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.
XIIIe Festival russe
En partenariat avec le ministère russe de la Culture
Du mardi 26 février au dimanche 16 mars 2008
Théâtre –Cinéma – Concert – Cabarets – Exposition
Sous-titrage en français
Théâtre Toursky • 16, promenade Léo-Ferré • Marseille
Un évènement artistique de haut niveau
La force, l’imagination, l’innovation et le génie ont fait de la culture russe une des plus brillantes écoles de la grande tradition littéraire, théâtrale et poétique du xixe siècle en apportant à la création contemporaine un souffle nouveau.
Ce treizième anniversaire sera, comme chaque année, un rendez-vous très important puisqu’il affirme et pérennise les qualités exceptionnelles de cet évènement culturel et ambitieux dans le domaine de la création artistique contemporaine.
Depuis l’origine, il est porteur de rencontres, de découvertes et d’émotions au sein même de la culture slave, qu’il s’agisse de théâtre, de cinéma, de danse, de marionnettes, de poésie ou de musique.
En créant ce festival il y a treize ans, Richard Martin défendait l’idée d’une culture multiple, indivisible et universelle, rassemblée autour des valeurs de la diversité artistique.
Sa quête permanente de l’utopie qui permet à l’humain de rester debout, sa conviction que seul l’art sauvera le monde, conduisent Richard Martin à aller toujours plus avant dans sa recherche d’artistes capables de porter la nécessité de ce rêve.
Ce Festival offre un supplément d’âme et une singularité qui caractérise l’histoire des peuples qui renaissent à la liberté après des années d’oppression. Les artistes russes apportent leurs touches personnelles, leurs influences, et la mobilité de leurs émotions donne un ton nouveau, une vigueur créatrice qui enrichit le développement de nouveaux territoires de l’art.
La diversité des œuvres littéraires et dramatiques, le souffle novateur de la poésie, l’inventivité des mises en scène et la puissance des œuvres cinématographiques nous laissent le choix entre bien des questions et bien des réponses, loin de celles qu’on a l’habitude de poser et d’entendre.
Ce Festival s’est imposé saison après saison.
Depuis sa création, il a présenté des milliers d’artistes, a reçu des centaines de personnalités politiques, de journalistes et de techniciens russes et accueilli plus de 78 000 spectateurs.
Il est devenu incontournable et constitue à présent l’une des toutes premières manifestations culturelles de notre ville et de notre région.
Cinéma :
Séances cinéma - sous-titrage en français
En présentant un cycle cinéma, notre festival ouvre une fenêtre sur une autre réalité foisonnante d’images, un style particulièrement épuré et une approche plus intime du peuple russe à travers son histoire, ses écartèlements et ses doutes, ses douleurs, ses luttes et ses drames sociaux.
La projection de longs et de moyens métrages, pour la plupart inédits en France, nous permet de faire un pas de plus vers cette culture slave si riche et si pertinente dans la peinture de ses émotions.
Le public découvrira dans ce nouveau cycle cinéma :
Mardi 26 février 2008 à 20 h 30
Séance cinéma suivie d’une soirée cabaret russe
26 jours de la vie de Dostoïevski - 1980 - Le film émotion
Réalisateur : Alexandre Zarkhi
Scénaristes : Vladimir Vladimirov, Pavel Finn
Interprétée par deux acteurs mythiques – Anatoli Solonitsyne, dont la mort prématurée a été une perte considérable pour le cinéma soviétique et Nathalie Vlachenko – cette œuvre a été récompensée au Festival de Berlin et a reçu le prix des Meilleurs Acteurs en 1981.
Résumé : Joueur invétéré menant une vie misérable – mais c’est en perdant qu’il trouve son inspiration pour écrire –, Dostoïevski, criblé de dettes, est contraint de fournir le manuscrit de son nouveau roman à son éditeur…
Mercredi 27 février 2008 à 20 h 30
Séance cinéma suivie d’une soirée cabaret russe
La Dame au petit chien - 1959 - Le film phare
Réalisateur et scénariste : Iossif Kheifitz
Un véritable petit bijou de cinéma
Ce film, justement primé au Festival de Cannes en 1960 – prix de la Meilleure Interprétation, pour son humanisme élevé et ses qualités artistiques exceptionnelles – est l’adaptation fidèle d’une des plus célèbres nouvelles de l’immense Anton Tchekhov, médecin des corps mais aussi de l’âme humaine et pas seulement russe.
Résumé : Yalta, station balnéaire, à la fin du xixe siècle.
Anna Sergueievna, belle jeune femme arrivée depuis cinq jours, s’ennuie et passe son temps à se promener avec son petit chien blanc.
Elle fait la connaissance de Dimitri Gourov. Tous deux sont mariés, mais séjournent seuls à Yalta… La passion va les brûler…
Jeudi 28 février 2008 à 20 h 30
Séance cinéma suivie d’une soirée cabaret russe
Postface - 1984 - Le film évènement
Réalisateur et scénariste : Marlen Khoutsiev
Un huis clos intense qui bouleverse les préjugés.
Un film délicat, aux qualités humaines magnifiques.
Résumé : Alors qu’il a pris un congé pour terminer sa thèse, Volodia, jeune cadre moscovite ambitieux, est inquiet. Il a reçu un télégramme qui lui annonce la visite intempestive de son beau-père alors que la jeune femme part au même moment pour un voyage de guide touristique. Il accueille seul son beau-père à la gare et l’installe dans leur appartement.
Une étrange cohabitation commence…
Vendredi 29 février à 20 h 30
Séance cinéma suivie d’une soirée cabaret russe
L’Obier rouge - 1973 - Le film passion
Réalisateur et scénariste : Vassili Choukchine
65 millions de spectateurs ont vu ce film magnifique et poignant qui pose une question essentielle : le socialisme ne suffirait-il pas à assurer le bonheur d’un réhabilité ?
L’Obier rouge a suscité des discussions passionnées dans toute l’URSS.
Selon la légende, Brejnev lui-même aurait pleuré en voyant le film.
Résumé : Sorti d’un pénitencier, crâne rasé, sans emploi, Egor erre dans la ville à la recherche de jours meilleurs. Une rencontre avec des inconnus, une beuverie lui font voir que la ville où se terrent ses anciens complices est dangereuse pour lui. La police le guette…
Cinéaste, acteur, écrivain, mais avant tout paysan façonné par la terre russe, mort en 1974, un an après le tournage de l’Obier rouge, Vassili Choukchine réalise un chef-d’œuvre puissant et sensible.
Samedi 1er mars à 20 h 30
Le Mariage de Balzaminoff - 1992 - Le film culte
Réalisateur : Konstantin Voïnov
Scénaristes : Alexandre Ostrovski, Konstantin Voïnov
Une des comédies les plus célèbres et les plus aimées des Soviétiques et des Russes.
Un petit régal qui, à chaque rediffusion, fait un tabac !
Résumé : Micha Balzaminoff est un petit fonctionnaire de la Russie tsariste, pauvre et un peu niais, qui rêve d’une belle vie. Dépourvu d’intelligence et de talent, il ne sait ni faire la cour aux femmes ni gagner beaucoup d’argent. Rêver est d’ailleurs la seule chose qu’il sache vraiment faire. Et justement, Micha rêve de se marier avec une femme riche – peu importe son physique…
Inspiré par la célèbre trilogie d’Ostrovski, ce film est un petit bijou.
Musique
Mardi 4 mars à 20 h 30
Soirée suivie d’un cabaret russe
Récital piano Michel Bourdoncle
Au programme :
une pièce de Glinka
les Tableaux d’une exposition de Moussorgsky
« Automne » et « Hiver » du cycle des Saisons de Tchaïkovsky
7e sonate de Prokoviev
Artiste passionné, d’une sensibilité vive et très nuancée, alliée à un travail en profondeur des œuvres qu’il aborde, Michel Bourdoncle mène une carrière qui le conduit fréquemment sur la plupart des grandes scènes du monde. Il se produira pour la première fois à Marseille en récital pour piano seul. Ces derniers mois, Michel Bourdoncle s’est produit en concert en Norvège et au Vietnam.
Théâtre
Vendredi 7, samedi 8 mars 2008 à 20 h 30
Dimanche 9 mars 2008 à 15 h
Ici les aubes sont calmes - surtitrage en français
Drame en deux actes d’après une œuvre de Boris Vasiliev
Théâtre dramatique d’État d’Orenbourg-Maxime-Gorki
Mise en scène : Rifkat Israfilov
Une pièce forte sur le rôle de la femme dans l’horreur de la guerre.
Une œuvre pleine d’une poésie épurée. Une adaptation théâtrale du récit de Boris Vasiliev.
Soldats de l’armée Rouge, des jeunes filles doivent arrêter la progression d’un détachement de fascistes qui se dirige vers une des lignes ferroviaires qu’empruntent les convois russes.
Elles disparaîtront toutes en combattant pour la patrie, mais resteront à jamais présentes dans la mémoire de ceux qui leur ont survécu.
Cette pièce donne une résonance particulièrement grave à la nature des émotions et des sentiments humains.
Cette œuvre, présentée au VIIIe Festival des voix de l’histoire à Vologda, en 2005, a fait grosse impression.
Le Théâtre dramatique d’État d’Orenbourg-Maxime-Gorki est invité pour la première fois au Théâtre Toursky.
Opéra
Vendredi 14, samedi 15 mars 2008 à 20 h 30
Dimanche 16 mars à 15 h
Boule de suif - surtitrage en français
Opéra-bouffe en deux actes d’après l’œuvre de Guy de Maupassant
Théâtre dramatique d’État de Saint-Petersbourg-Na Liteynom
Mise en scène : Vladislav Pazi
Musique : Nikolaï Orlovskij
Direction musicale : Alexeï Nefedov
Un opéra éblouissant mené à un train d’enfer par des comédiens, danseurs et chanteurs saisissants de vérité.
Un spectacle digne d’une intrigue policière qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière minute.
Maupassant, dans ce chef-d’œuvre absolu, salué en son temps par son maître Gustave Flaubert, saisit dans leurs côtés cruels, les réalités de la vie non sans dégager de cet amalgame soigneux de bourgeois avides et d’humiliés perdus, une poésie âcre et forte.
Un mélodrame traité à la manière d’un opéra-bouffe où se mêlent le cancan et la kamarinskaya, le pathétisme et l’ironie. Une œuvre majeure.
Cabarets russes
Au Toursky, après chaque spectacle, la fête continue.
Pendant le Festival, le hall et tous les espaces libres, cafétéria, escaliers, accueil, se transforment en un immense cabaret.
Cet évènement unique permet au public de retrouver l’ambiance d’une culture plusieurs fois millénaire grâce à la magie des traditions populaires portée par le chant, la danse et la musique.
Chacune de ces soirées est accompagnée d’un buffet typique de la cuisine slave.
L’exposition
Notre lieu est aussi un espace où la création est partout présente.
L’œil du spectateur est ainsi toujours à la lisière du réel, et son imaginaire est entraîné dans un tourbillon d’images et d’émotions.
Durant ce Festival russe, nous exposerons les photos de Frédéric Stephan.
Reprenant comme un film de mémoire les temps forts qui se sont déroulés au Toursky lors des derniers Festivals russes, cette évocation très personnelle et très poétique du photographe nous ramènera aux ambiances festives des cabarets, mais aussi aux grands moments de théâtre, de l’Opéra de quat’ sous en passant par les créations du génial marionnettiste Andreï Dennikov.
Recueilli par
Théâtre Toursky • 16, promenade Léo-Ferré • Marseille
Réservations : 0 820 300 033