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Par Les Trois Coups
Les Farces sur tréteaux – Masques
et fabliaux
Prologue, épilogue et adaptation scénique de « la Farce du cuvier » : Jean-Pierre Andreani. Autres textes : anonymes du xve siècle
Mise en scène : Philippe Klein
Distribution : Aurélia Arnou, Philippe Boronad, Philippe Klein
Scénographie : Geneviève David
Régisseur : Marc Lemoine
Production déléguée : Cie Cache-cache
Coproduction : Cie Cache-cache, Cie Jean-Pierre-Andreani, Cie des Artisans
Note d’intention
Envie de rire ! Envie de tréteaux ! Envie de grotesque ! Envie de mouvement ! Envie de masques !… Monter des farces sur tréteaux aujourd’hui nous relie à ces foules du Moyen Âge qui s’esclaffaient, dans les foires et les « fêtes des fous », aux spectacles de quelques troupes de jongleurs professionnels ou occasionnels sur des tréteaux montés à la hâte, grâce à la complicité d’artisans locaux.
Choisir de monter les farces, c’est renouer avec un humour vigoureux, où le cocasse le dispute à l’absurde, où la poésie des corps s’inscrit dans un monde entre rêve et réalité.
C’est faire émerger un théâtre corporel à l’énergie communicative où le spectateur est amené à rire de ses propres défauts, voire de sa propre misère.
Pour cela nous partons du corps des acteurs. Nous prenons le temps de les dessiner, de trouver leurs rythmes, leurs énergies puis de les croiser, de les entasser et de les éclater.
Nous avons cherché à créer un univers où le corps comique puisse laisser libre cours à toute sa palette d’expression tout en restant fidèle à la force, voire à la violence des situations.
Notre volonté a été de faire éclater le rire, non seulement en portant le texte, mais aussi en poussant le mouvement au maximum de son exubérance dans le droit fil des situations.
Nous voulons d’un théâtre qui soit un plaisir pour l’œil grâce au travail sur le mouvement, à la cohérence visuelle des décors, des costumes et des masques. C’est pourquoi, nous avons fait appel à Geneviève David, scénographe, qui fait revivre un Moyen Âge rêvé, inspiré des tableaux de Jérôme Bosch et de Pieter Bruegel.
Enfin, l’esprit de la farce nous semble indissociable du tréteau. Espace ouvert à toutes les énergies, à tous les imaginaires. Espace circonscrit qui comprime et encadre les mouvements. Espace qui rétablit la distance entre le haut et le bas, entre imaginaire et réalité, invitant le spectateur à voyager vers un autre monde.
Ainsi la farce convoque le rire. Mais il s’agit d’un appel travaillé, élaboré, répété, il s’agit d’un rire « artisanal ». À notre époque où le rire imprécis et illimité est banalisé, reconvoquer la farce revient, dans un mouvement paradoxal, à recréer le lien entre le haut et le bas, par la drôlerie des personnages, par le cocasse du texte, par la folie du mouvement. Et nous retrouvons l’innocence de notre « badin », le personnage naïf emblématique de la farce, témoin de l’absurdité du monde qui l’environne.
Recueilli par
Vincent Cambier
Les Farces sur tréteaux – Masques et fabliaux
Cie Cache-Cache | Cie Jean-Pierre-Andreani | Cie des Artisans
Contact : Antoine Blesson
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