Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.
Programme Théâtre du Bourg-Neuf,
salle Bleue, Off d’Avignon 2006
• Sand, prénommée George ou l’Aurore d’une liberté… à 11 h
De Pierrette Dupoyet
Compagnie des Vents-Apprivoisés
Durée : 1 h 15
Interprétation et mise en scène : Pierrette Dupoyet
Costume : Annick Lebedyck
Création bande-son : Jean-Marie Bourdat
George Sand, l’une des figures les plus troublantes de l’époque romantique… Bien enracinée dans son siècle, autant à l’aise dans les salons qu’aux fourneaux, cette tendre rebelle était émerveillée par le rythme des saisons et les leçons que la nature nous donne. Nous la retrouvons feuilletant son herbier et égrenant avec passion sa vie de femme libre. Aimée de Musset et Chopin, mais également choyée par un certain Manceau, elle évoque ses romans, ses petits enfants, ses amis, la musique… George Sand a ouvert la porte de nombreuses cages !
Le texte est publié aux éditions la Traverse.
Spectacle ayant effectué des tournées au Liban, en Allemagne, en Suisse, en Hongrie, au Canada, à Tahiti, aux Émirats arabes unis, à l’île Maurice, à l’île de la Réunion, etc.
Contact : P. Dupoyet 36 rue de la Clef • 75005 Paris
Tél.|télécopie : 01 43 36 07 30
• Pina ou le Désir d’être aimée, jours pairs à 13 h
Texte et musique : Yann Albert
Compagnie du Lézard-Bleu
Mise en scène : Pierre Matras
Durée : 1 h 15
Comédienne : Dédeine Volk-Léonovitch
Pianiste : Stéphane Delincak
Lumières : Guillaume Herrmann
Costume : Joël Viala
Photos : Jean-Yves Bonzon
Tantôt enjouée, tantôt amère, mais tellement touchante, Pina nous émeut autant qu’elle nous surprend, nous amuse et nous interroge.
Sa vie d’artiste, elle la raconte, évoquant tour à tour ses amours : la boisson, les hommes, ses mariages, les enfants qu’elle n’a pas eus… souvent de mauvaise foi, mais sans complexe.
Après tout, jouer n’est rien d’autre que faire « un peu rêver les gens… et puis c’est tout ».
Regardez-la d’un peu plus près, et peut-être qu’enfin, face au miroir qu’elle vous tend, vous vous apercevrez.
Laurent Le Mercier
Contact : Marie-Christine Coulon | 05 61 91 92 14
• En même temps, jours impairs à 13 h
D’Evgueni Grichkovets (© éditions les Solitaires intempestifs)
Compagnie du Lézard-Bleu
Traduction : Arnaud Le Glanic
Durée : 1 h 15
Interprété par : Patrice Merle
Mise en scène : Monique Cappeau
Lumière : Guillaume Herrmann
Décor : Laurent Foulquier
… après le succès de … des jours entiers, des nuits entières en 2000 et 2001 au Théâtre du Bourg-Neuf, et celui d'Exercices de style en 2004 et 2005 au Théâtre des Béliers, la Cie du Lézard-Bleu revient pour vous présenter deux nouveaux auteurs contemporains.
Ce personnage qui entre sur la scène pourrait être le frère de Buster Keaton relooké par un spécialiste dyslexique de l’âme russe.
« Bon ! On va considérer que tout ce que je raconte, je le raconte sans raison et vous… vous écoutez… pour la raison que vous êtes venus écouter… »
Mais comment faire pour raconter, tout dire, en même temps ?
C’est dans cette tentative désespérée, cette aventure hilaro-théâtrale qu’il va se jeter avec une volubilité monomaniaque.
« Et là, je me rends compte qu’il aurait fallu parler autrement… Enfin voilà… Que vous me voyiez comme ça et que d’un seul coup vous ressentiez tout… »
Contacts : Cie du Lézard-Bleu
04 75 23 53 92 | 06 03 16 68 91
Voir l'article critique des Trois Coups sur En même temps
• les Zola à 15 h
Texte et mise en scène: Joëlle Fossier
Compagnie le Pan Théâtre
Durée : 1 h 15
Interprétation : Céline Monsarrat et Michel Papineschi
Décors : François Crépin
Costumes : Reine Calichon
Lumière : Xavier Lazarini
Régie : Charles Lambert
Musique : Franz Schubert
Derrière un grand homme il y a souvent une grande femme.
Un géant est aussi un être humain. « Trop humain ».
Décembre 1864, Émile rencontre Alexandrine. Ils emménagent dans le quartier des Batignolles. Mai 1870, ils se marient. Guerre. Défaite de Sedan. Siège de Paris. Ils descendent à Marseille puis à Bordeaux. Soulèvements sociaux. Grèves à répétition dans les mines du Nord et du Massif central. Mars 1871 retour à Paris. Armistice à Versailles. La Commune. Ils se réfugient à Bennecourt, reviennent à Paris, emménagent au 23, rue de Boulogne – aujourd’hui rue Ballu. Émile écrit tandis qu’Alexandrine veille aux besoins du ménage. 1877, l’Assommoir. La Gloire ! Mai 1878, acquisition de la maison de Médan. Dans leur sillage : Flaubert, Mallarmé, Maupassant, Tourgueniev, les Goncourt, Courbet, Renoir, Pissaro, Manet, Monet, Cézanne, Fantin-Latour, Rodin. 1885, la IIIe République peine à s’imposer. Boulangisme. Attentats anarchistes. 1898, affaire Dreyfus et son point d’orgue… La publication de « J’accuse ». Septembre 1902 au 21 bis rue de Bruxelles, ils passent ensemble leur dernière nuit. La plus belle…
Non seulement c’est possible de surmonter le chaos, de soi ou du monde, mais c’est certainement la seule aventure fondamentalement passionnante qu’il soit donné de vivre à l’homme et à la femme.
Rarement deux êtres ont accompli leur destin ensemble. L’un ne serait pas ce qu’il est sans l’autre.
Joëlle Fossier
Contact : 06 07 11 14 46
• Derrière chez Marcel à 17 h
Textes de Marcel Aymé (tirés de Derrière chez Martin et le Passe-muraille, éd. Gallimard)
Compagnie Passeurs de mémoires
Durée : 1 h 30
Mise en scène : Guillaume Ledun
Dramaturgie : Dominique Lurcel
Lumière : Philippe Lacombe
Régie : Thierry Charlier
Avec : Mathieu Desfemmes, Guillaume Ledun, Perrine Lurcel, Guillaume Van’t Hoff
Trois nouvelles de Marcel Aymé…
À travers l’évocation du petit monde d’une école de la République – celle de Jean Vigo et de Doisneau –, les comportements singuliers d’un percepteur des impôts, et les affres, dans une époque de restrictions budgétaires, d’un artiste déjà intermittent, Derrière chez Marcel propose, dans le respect le plus absolu du texte, un va-et-vient permanent, feutré et ludique, entre le verbe acéré du conteur et le théâtre.
La société, ici décrite, est tellement inconsciente de ses petites mesquineries et de ses grandes hypocrisies, tellement sûre et fière de ses valeurs, qu’elle ne s’aperçoit jamais du moment où elle bascule dans l’arbitraire, l’absurde ou le fantastique. De ce glissement, inquiétant parce qu’insensible, nous espérons rendre compte sur la scène.
Jouer Marcel Aymé, dont l’irrespect n’a jamais été aussi nécessaire, pour donner envie de le (re)lire.
Guillaume Ledun et Dominique Lurcel
Une production de la Cie Passeurs de mémoires
Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication (DRAC-Île-de-France), du conseil général de Seine-et-Marne et de la ville de Nangis
Contacts de la compagnie | Dominique Lurcel | 5 colline de la Ravinière • 95520 Osny
Tél : 01 30 32 13 25
• les Chevaux à la fenêtre à 19 h
De Matéï Visniec
Compagnie Théâtre « Fani Tardini » Galati et la maison municipale de la culture d’Arad
Durée : 1 h 15
Mise en scène : Radu Dinulescu
Décor : Doru Pacuraru
Musique originale : Marius Mihalache
Costumes : Oana Varan
Lumière : Ioan Horga
Consultante langue française : Odile Lavandier
Avec : Claudiu Bleontz (le fils, le père, le mari), Victoria Cocias (la mère, la fille, la femme), Dragos Stemate (le messager)
Quatre épisodes différents qui ont en commun le même aspect troublant : l’esprit humain qui glisse dans la démence, face à l’absurdité de la mort, pendant les grandes guerres du monde ! Un des plus intéressants textes de Visniec jouée partout dans le monde !
Première en langue française mai 2005
Contacts : Radu Dinulescu | 00 40 7 45 07 66 99
Maison de la culture :
casacult@gmail.com | casacult@arad.com
• la Chorale de Saint-Fulbert à 20 h 45
Rave paroissiale
Textes et chansons de Pierre Prévost
Compagnie Acidu
Durée : 1 h 15
Mise en scène : Aline Duclos
Avec : Djamel Afnaï, Virginie Bracq, Marthe Drouin, Louis Gatta, Jacot Martin, Pierre Prévost, Bénédicte Stalla-Bourdillon, Isabelle Sueur
Création lumières : Pascal Noël
Afin de collecter les fonds nécessaires pour réparer le toit de son église, le père Antoine Tricot, curé de Saint-Fulbert, a l’ingénieuse idée de former une chorale réunissant ses plus fidèles paroissiens. Et les voilà partis pour se produire sur les scènes du monde entier…
La Chorale de Saint-Fulbert, composée de sept choristes plus disjonctés les uns que les autres et de son chef de chœur en soutane, essaie avec conviction d’interpréter un récital créé pour la circonstance : chansons naïves agrémentées de chorégraphies délirantes, la « rave paroissiale ».
Le gentil concert part en vrille : enthousiasme, énergie, disputes, mesquineries, jalousies… Une galerie de portraits satiriques et épicés tout droit sortis d’un imaginaire pseudo-rural.
Contact : 01 48 58 82 00 | 06 79 66 09 98
acidu@wanadoo.fr | www.acidu.com
• le Cœur aux abois à 22 h 30
Avec Joséphine
Joséphine est accompagnée par Julien Monti aux flûtes et Olivier Nussbaum à la contrebasse
Durée : 1 h 30
Mise en scène : Paul Gerber
Paroles et musiques d’une passion.
L’amour, la chanteuse et comédienne suisse Joséphine, elle l’a chanté depuis toujours.
Après avoir enregistré son dernier album À voix basse, Joséphine a ressenti le besoin de donner chair aux personnages qui habitaient les rimes de ses chansons. Ainsi sont nés Ella et Gabriel, deux grands brûlés du feu de la passion, à qui Joséphine fait revivre, entre mélodies et monologues, les extases et les affres de leur amour en décachetant sur scène les lettres de leur correspondance intime.
Une voix et une écriture hors normes à découvrir d’urgence !
Contact : tél/télécopie : +41(0)32 487 44 93
bino@swissonline.ch | bino@hispeed.ch
Recueilli par
Vincent Cambier
Théâtre du Bourg-Neuf • 5 bis rue du Bourg-Neuf • Avignon
Réservations de 10 h à 23 h : 04 90 85 17 90 | télécopie : 04 90 82 97 11