Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.
Par Les Trois Coups
« Moi, Anna Politkovskaïa »,
de Jean-Jacques Greneau
Théâtre de l’Épée-de-Bois • la Cartoucherie • route du Champ-de-Manœuvre • 75012 Paris
Métro : ligne 1, Château-de-Vincennes
Bus nº 112
Du 27 mai au 14 juin 2009
Mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 heures
Rencontres avec l’auteur et différents intervenants au Théâtre de l’Epée-de-Bois les samedis à 19 heures autour d’Anna Politkovskaïa
Mise en scène et interprétation : Katy Grandi
10 places offertes réservées aux lecteurs des « Trois Coups » les mercredi 3 juin, jeudi 4 juin et vendredi 5 juin 2009 sur présentation de cet article imprimé et avec réservation obligatoire au 01 48 08 39 74
La Compagnie Le Minotaure en coréalisation avec le Théâtre de l’Épée-de-Bois présente :
Moi, Anna Politkovskaïa, de Jean-Jacques Greneau
Mise en scène et interprétation : Katy Grandi
Lumières : Bertrand Rascle
Costumes : Puces de Montreuil
Chaussures : Prada
À l’étude du violoncelle : Alice Valbon
Spectacle créé dans le cadre du Festival d’Avignon 2008
Coproduction avec la ville de Morsang-sur-Orge
Compagnie Le Minotaure : 06 16 89 52 06 – minotaurekgd@yahoo.fr
Propos de l’auteur
Anna Politkovskaïa, journaliste russe, grand reporter pour Novaïa Gazeta a commencé sa carrière au journal Izvestia et a entrepris, pendant plusieurs années, un travail d’enquête sur les agissements de l’armée en Tchétchénie. Sa parole critique sur le régime de Kadyrov et envers le pouvoir sous la présidence de Vladimir Poutine a été particulièrement virulente.
Malgré les menaces sur sa personne, sur ses enfants, elle a continué à dénoncer les crimes et les exactions au quotidien.
Elle a été assassinée le 7 octobre 2006, et rejoint la trop longue liste des reporters tués dans l’exercice de leur fonction. Bien qu’un mémorial leur soit consacré, les hommages ne suffisent pas, et nous voilà, une fois de plus, en dette envers ceux qui risquent leur vie pour nous apporter un éclairage autre que celui des politiques et des militaires.
C’est donc l’une d’entre eux qui m’a inspiré ce texte, celle-là même dont le corps a été découvert dans la cage d’escalier de son immeuble, à Moscou, rue Lesnaïa. Près d’elle, un pistolet Makarov 9 mm et quatre douilles.
Depuis l’accession de Vladimir Poutine au pouvoir, elle est la vingt et unième journaliste assassinée en Russie.
La liste depuis s’est allongée. Simple loi des séries ?!
Anna Politkovskaïa a reçu en 2002 le prix Courage en journalisme de l’IWMS. Plusieurs fois primée pour ses enquêtes par le Pen Club International, prix du journalisme et de la démocratie par l’OSCE, prix Olof-Palme pour les droits de l’homme. L’avocate générale n’a pas eu le temps d’achever son violent réquisitoire contre les tortures organisées par la milice de l’actuel dirigeant tchétchène.
Serait-il absurde de penser que tous ceux qui ont connu Anna, Anna la médiatrice des otages au Théâtre de la Doubrovka, Anna aux jambes glacées dans la guerre boueuse de Tchétchénie, Anna en route pour Beslan, vomissant sur son lit d’hôpital le thé empoisonné qu’on lui a généreusement versé, que tous ceux-là doutent encore de sa droiture, de son acharnement à dire la vérité, non pas pour son profit, ni au bénéfice d’un parti, d’une faction, mais pour que cette Russie, son pays, retrouve un jour son honneur perdu.
Depuis le meurtre d’Anna, rien n’a changé aux portes d’une Europe assoupie dans la douce chaleur du gaz.
La vie continue de s’écouler, ordinaire, tandis que Vladimir, Sergueï et Kadyrov dorment le mieux du monde.
Après Alger ma blanche, Plaza de Mayo, Afghanes, Afghanistan, les Chardons rouges, l’idée d’écrire sur ce personnage s’est imposée comme une évidence et s’inscrit naturellement dans le combat des héroïnes de notre temps.
Que faire, sinon prolonger sa voix dans nos consciences et, jusque dans nos théâtres, faire ce qu’elle a toujours osé dans sa vie : outrepasser son devoir.
Jean-Jacques Greneau
Recueilli par
Vincent Cambier
Les Trois Coups
Moi, Anna Politovskaïa, de Jean-Jacques Greneau
10 places offertes réservées aux lecteurs des « Trois Coups » les mercredi 3 juin, jeudi 4 juin et vendredi 5 juin 2009 sur présentation de cet article imprimé et avec réservation obligatoire au 01 48 08 39 74
Théâtre de l’Épée-de-Bois • la Cartoucherie • route du Champ-de-Manœuvre • 75012 Paris
Métro : ligne 1, Château-de-Vincennes
Bus nº 112
Du 27 mai au 14 juin 2009
Mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 heures
Rencontres avec l’auteur et différents intervenants au Théâtre de l’Epée-de-Bois les samedis à 19 heures autour d’Anna Politkovskaïa
Mise en scène et interprétation : Katy Grandi
Réservations : 01 48 08 39 74
Tarifs : 13 € | 9 €
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog