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Le journal quotidien du spectacle vivant en France. Critiques, annonces, portraits, entretiens, Off et Festival d’Avignon depuis 1991 ! Siège à Avignon, Vaucluse, P.A.C.A.

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« Les Sept Familles », d’Israël Horovitz (critique de Vincent Cambier), Off du Festival d’Avignon 1996

Terrifiant pouvoir

 

Il était une fois, il y a 3 084 années, en Mésopotamie… la famille Poubelle ! Dont sept membres vont se retrouver, en 1996, en France, pour apprendre le français. Pourquoi raconter plus avant ?

 

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L’idée de génie d’Israël Horovitz est de nous faire toucher du doigt, directement, l’incompréhension générée par l’usage de langues différentes. La démonstration est très éloquente. Mieux, c’est l’illustration parfaite que le maniement aisé d’une langue assure le pouvoir. Et, quand on possède ce répugnant pouvoir, la tentation de la dictature et du mépris est très grande. Le professeur a cette phrase honteusement révélatrice : « Mon cœur est tellement plein de haine pour vous ! »


Ce spectacle très drôle et très grave est mené à un train d’enfer par une troupe en pleine forme. Dominés par Sylvie Rolland – excellente et totalement allumée –, Heling Li, Katsuko Nakamura, John Gallagher, Stéphane Rugraff, Jérôme Badoux et Bruno Rochette assurent comme des pros.


La mise en scène de Michel Burstin, qui a collaboré directement avec Horovitz, sert parfaitement le propos de l’auteur. 


Vincent Cambier

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Les Sept Familles, d’Israël Horovitz

Le Moulin à paroles • 76, rue Guillaume-Puy • Avignon

04 90 82 99 46

Tous les jours à 20 heures (1 h 40)

Tarifs : 90 F et 60 F

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